Lyon Opéra staff don’t want Serge Dorny back

Artists and staff members at the Opéra de Lyon have issued a public letter saying they support the Saxon government for sacking Serge Dorny as intendant of the Semper Oper. They did so for the very reasons he was so unpopular at Lyon.

Why didn’t you ask us before appointing him? they wail. They are now ‘astonished’ to find that M Dorny is ‘a candidate to succeed himself at Lyon and appeal to the local authorities to reject his candidacy.

Text follows:

serge dorny2

LETTRE OUVERTE

A MADAME LA MINISTRE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION

A MONSIEUR LE SENATEUR MAIRE DE LA VILLE DE LYON

AUX MEMBRES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE L’OPERA DE LYON

 

Suite au renvoi de Serge Dorny de la direction du Semperoper de Dresde, Madame von Schorlemer, Ministre de la Culture du Land de Saxe,  a tenu à exprimer les raisons de sa décision.

A l’Opéra de Lyon, de nombreux salariés se sont félicités de la clairvoyance du gouvernement du Land de Saxe qui, en quelques semaines, a su évaluer la personnalité de Serge Dorny et discerner quelles étaient ses limites. Cette affaire a mis en exergue tous les malaises, toutes les frustrations et les souffrances que vivent les personnels artistiques, administratifs et techniques de notre Maison depuis plus de 10 ans.

Les personnels sont aujourd’hui  surpris d’apprendre que Serge Dorny  est candidat à sa propre succession alors qu’il cherche à partir depuis plusieurs années en postulant de nombreuses fonctions prestigieuses. Dans un communiqué adressé au personnel il a indiqué à propos de son renvoi : « cette décision me permettra de continuer mon action à vos côtés, pour l’Opéra de Lyon, avec engagement et énergie ». Comment Serge Dorny peut-il préjuger avec autant d’assurance de son maintien à la Direction Générale de l’Opéra de Lyon avant même que le Conseil d’Administration ait statué ?

Comment Serge Dorny peut-il indiquer aux salariés dans ce même communiqué à propos de son contrat : « je comptais moi-même le dénoncer », et dans le même temps réclamer  1 500 000 euros (un million cinq cents mille euros) de dommages et intérêts. On touche là les limites de la cohérence mais surtout de la décence.

Quoi qu’il ensoit, de nombreux personnels ont appris sans plaisir que Serge Dorny souhaitait rester à son poste.

Les personnels qui travaillent avec fierté et excellence dans cette grande maison qui fût élevée au rang international par Jean-Pierre Brossmann et Louis Erlo sont pour la plupart fatigués par les manquements de la direction en matière de planification et de gestion des ressources humaines. Beaucoup sont inquiets aussi de l’avenir. Comment maintenir un niveau d’excellence artistique pour un service public de l’art et de la culture de qualité, quand les choix en matière de gestion et de politique sociale fragilisent et menacent la bonne mise en œuvre du projet ?

Depuis son arrivée en 2003, Serge Dorny a été incapable d’instaurer des relations humaines saines et fructueuses. Les personnels vivent depuis trop longtemps avec le mépris qu’éprouve Serge Dorny pour presque tout ce qui n’est pas lui et ils ne sont aujourd’hui plus dupes de sa communication interne démagogique. Il dirige l’Opéra de Lyon avec un autoritarisme qui n’a rien à voir avec l’autorité. Il délègue peu et fait peu confiance, créant ainsi un climat de défiance qui conduit parfois à des relations de travail interpersonnelles et interservices très conflictuelles. On a pu constater aussi que ses compétences affichéesà grand renfort de communication sont loin d’être excellentes dans tous les domaines, nous y reviendrons dans d’autres communiqués.

L’annulation de la première représentation de «Parsifal » en 2012 a été la conséquence d’une mauvaise planification du travail. Cet évènement  unique  dans l’histoire de l’Opéra de Lyon a cristallisé les frustrations  des salariés à tel point que, fait sans précédent, les Services techniques, le Chœur et l’Orchestre ont fait grève ensemble sur les représentations de « Rossignol » quelques semaines plus tard.

Aujourd’hui les emplois du temps sont toujours aussi chargés et les problèmes de sécurité perdurent. Certaines personnes enchainent les semaines de travail sans pouvoir récupérer suffisamment. Les personnels sont trop souvent victimes d’accidents du travail et d’arrêts maladie à répétition. Le médecin du travail avait signalé, il y a plusieurs années,  la situation préoccupante de certains salariés exposés à des risques psychosociaux.

Depuis, rien ou presque n’a été fait pour remédier à la souffrance au travail que vivent bon nombre de personnels, pourtant, une série d’indices  auraient dû alerter la direction, ses cadres dirigeants et son service du personnel. Un projet interne intitulé « Bien travailler ensemble » a été bloqué pendant deux ans par Serge Dorny, il semble qu’il soit aujourd’hui enfin  relancé mais les personnels n’ont plus confiance et n’attendent pas grand-chose d’un projet qui ne résoudra pas tous les problèmes.

Devant l’indifférence d’une Direction qui se montre incapable de prendre en compte la santé physique et mentale du personnel, il est temps de changer de cap et de placer l’être humain au centre du projet artistique, comme avaient su le faire Alain Durel et Jean-Marc Péraldi avant l’arrivée de Serge Dorny.

Nous appelons les membres du Conseil d’Administration à étudier attentivement une situation inquiétante dans un climat social profondément détérioré et à prendre les responsabilités qui sont les leurs. Sans un changement de l’équipe dirigeante de l’Opéra de Lyon, il est à craindre que la situation devienne extrêmement tendue.

Dans l’espoir que cet appel retiendra toute votre attention, nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre, Monsieur le Sénateur Maire, Mesdames et Messieurs, l’assurance de nos sentiments respectueux.

 

Lyon, le 13 mars 2014

Ce texte, rédigé par un collectif de salariés artistes, administratifs et techniques, a été diffusé auprès de l’ensemble des services et a été approuvé par une majorité des personnels.

 

 

 

 

 

 

 

Membres du conseil d’administration :

Jacques VISTEL                                  Président

Michel FONTES                                 Trésorier

Paul-Henry WATINE

Jean-Michel DUBERNARD                Secrétaire

Jean-Jacques PIGNARD                             Vice-Président du Conseil Général

Georges KEPENEKIAN                      Adjoint délégué à la culture ville de Lyon

Evelyne HAGUENAUER                   Adjointe déléguée à la mémoire et aux anciens combattants ville de Lyon

Mireille ROY                                      Adjointe déléguée à l’écologie urbaine et à l’environnement ville de Lyon

Katherine LEGAY                   Conseillère municipale ville de Lyon

Paul LAFFLY                                        Conseiller général canton de Neuville sur Saône

Benoit BRUNO

Jean-François ARRUE                  Adjoint délégué à l’enseignement supérieur ville de Lyon

Richard BRUMM                                Adjoint délégué aux finances publiques ville de Lyon

Farida BOUDAOUD                        Conseillère régionale déléguée à la culture Région Rhône-Alpes

Jean-François CARENCO                Préfet de la région Rhône-Alpes, Préfet du Rhône

Loïc CHABRIER                                   Adjoint délégué à la culture ville de Villeurbanne représentant le Grand Lyon

Jean-François MARGUERIN                Directeur Régional DRAC

Elvan UCA                                           Représentant Région Rhône-Alpes

Amaury NARDONE                           Conseiller municipal ville de Lyon

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  • “have issued a public letter saying they ? the Saxon government for sacking Serge Dorny.” They what? What’s the verb Norman? Commend? Applaud? Approve of? Excoriate?

  • Yes, an excellent letter indeed, but I fear that it will fall on deaf ears in France. In fact, the fact that he was thrown out of Dresden and is so reviled and detested by his former colleagues in Lyon probably would, in France, be a reason to hire him back. Serge Dorny, even though Belgian, epitomises all that is wrong with the putrid French system of governance and management. In France once gets ahead, not on competence, not on internationally acceptable management skills and manners, but rather on everything else but that. In France it is far more important to be politically connected and of the right party, to be arrogant and feckless, to lack all human interaction skills and even better if you are a Free Mason. Then you have all doors open to you, irrespective of whether your are competent, able, liked by others or even knowledgeable in your field. You have the right connections and you are protected, so the job is yours. The same thing plays out on the political stage and its no accident that the country lurches from one disaster to the next, with no sense of economic or governing reality in a globalised world. A tragedy of which Serge Dorny is only a product of.

    • 1. what you say applies to Belgium as well, to italy, to Greece etc even apparently Germany has become a victim or they wouldn’t have hored dorny in the fist place though that has more to do with networking and the power the mortier league had on the world of opera

      2. since the tragic death of mortier his “apostles” era is now over. Dorny knows something about symphonic music and that’ s it, totallt inept at leading an opera house. Mortier genuinely loved opera but lost touch with reality in the end

      3. i predicted the dorny debacle long time ago in my messages on this blog

      • While these same sorts of people may be found in Italy, or Belgium or Greece, France is particularly bad, because everything there is so politicised and connected to things far removed from the job in question. My experiences working there were among the worst in my life, dealing with incompetence, arrogance, spitefulness and pure devilish evil not found or even to be imagined elsewhere. Yes, stupidity is everywhere, but in France incompetence is institutionalised, politicised and protected, as they have an abundant “army” of clueless bureaucrats and technocrats managing culture and making a mess and wasting astronomical sums of public money…and yes, being a Free Mason is a total guaranty of impunity and protection. A place to avoided at all costs, unless you want to suffer and contemplate suicide!

        • “but in France incompetence is institutionalised, politicised and protected, as they have an abundant “army” of clueless bureaucrats and technocrats managing culture and making a mess and wasting astronomical sums of public money…”

          Yep, on many occasions have I been witness of such astronomical wastes of money, while no one was held responsible. Worse, when you try your best to save money (without sacrificing quality of service) or fight against the waste, you get slapped on the fingers…

        • What I actually do hope is that this scandal will force the Free Masons to also take a public stand and eject Dorny from their mongst. How can you justify keepîng such a humanly detestable person in the midst of an organization which constantly boasts of its “humanism” ?

          The “Justice and Freedom” opera cycle recently programmed by Dorny (including the creation of an opera on a Robert Badinter libretto) was the summum of hypocrisy, knowing how little that man is concerned by Justice (only when it’s about stealing 1,5 million € from a public organization).

          • EricB deve vergognarsi! se intende ancora insultare chiunque come da settimane sta facendo su questo blog almeno si firmi in modo riconoscibile. così chi di dovere sa quali misure prendere nei suoi confronti. Lei è un vigliacco! e questo blog non è serio se permette esternazioni così di basso livello.

            l’Opera di Lyon è un teatro di grande prestigio. E questo lo si deve al Signor Dorny. Certo non al signor EricB.

            Annalisa Leidi, Milano

          • Miss Annalisa,

            You should get your facts straight, before posting such nonsense : If there is someone who indeed should be ashamed (“vergognarsi”) it’s certainly not me. I’m not the one who just got fired from Dresden for the reasons we NOW all know, it’s not me who was the subject of a letter from the (large) majority of the staff…

            You should get your facts straight, and not believe every word of the communiqués issued by Mr Dorny’s office making him the only responsable for the brilliant prestige of the Lyon NATIONAL Opera. In case you forgot (as you obviously do !), it’s Mr. Erlo and Brossmann who modernized the theater, reconstructing a totally productive and efficient house in a modern building, from what was an old dusty theater. It was Mr Brossmann who, through his innovative and ambitious quality programming, obtained the status of NATIONAL theater, the first in France for an opera house other than the Paris Opera. It was Mr. Brossmann’s vision and clairvoyance who put the Lyon Opera at the frontpost of the audio and video productions, well before even the Paris Opéra, with numerous prestigious awards. It was thanks to Mr Brossmann that the Lyon Opera’s excellence was rewarded and recognized by invitations on prestigious tours all the way to Japan or to San Francisco… It was thanks to Mr Brossmann’s visionnary artistry that most of the present generation of French international singers have made their classes in the (defunct) Atelier Lyrique and troupe (Tezier, Deshayes, and so many more) or have been given their first chances on the stage (Dessay, Alagna, Degout, and so many more).

            Tell me what will be left after Dorny’s departure, apart from a 10-year “prestige” that everyone will soon forget ?? Tell me what’s the interest of Mr Dorny in hiring young and promising French artists, whether singers, or conductors, or directors (apart from Pelly who was discovered by Brossmann, and Py, who was discovered by Blanchard in Nancy !) ?

            And finally, to get your last facts straight : the Opera de Lyon is indeed of theater of great prestige, but certainly thanks to the dedication and love and hard work of all its teams and staff (including me in the past !), at least as much if not more so, than to Dorny’s megalomaniac ambition.

    • “…and even better if you are a Free Mason”

      This is exactly what happened in this case. One has to know that the culture world in France is completely wrotten by Free Masonry. I would say if you are not a Free Mason, you have VERY little chance to get a prominent job in this field. Why has Dorny been able to act the way he’s been acting for so long in France ? Only because he knew he was inconditionnally supported by the Free Mason politicians who appointed him.

    • “but I fear that it will fall on deaf ears in France.”

      I m not so sure about that, as the local elections (city council) are fast approaching, and the last thing the local politicians need right now is a public scandal of reinstating this guy right after the Dresden scandal, confirmed on all accounts by the Lyon staff. It really is a shame that the credibility of the Lyon staff had to come from so far as Dresden, as they have on numerous occasions warned the local politicians and all the way to the Ministere about these conditions (a first petition and letter like this one was sent as soon as 2006 (only 3 years after Dorny’s arrival), followed years later by strike threats (which Dorny dismissed by changing the performance dates…) and the final strike on “Le Rossignol”‘s performances. All that without effect of course. If he’s indeed reinstated, the Lyon audience can count on numerous strikes to come, until the guy is finally OUT.

      This letter raises a number of valid points and we are now impatiently waiting for the “further communiqués”, promised by the staff, to adress the question of Dorny’s other incompetences.

  • Serge Dorny, who I have had to deal with on two occasions, is not worthy of the positions that he has had conferred upon him. [redacted: defamation]. Fortunately, Dresden realised that a bit too late, but still spared themselves of far worse, had he actually taken up the post. I doubt however that the Germans would have allowed his antics to go on for too long, had he actually taken up his job there, as pragmatism and efficiency are the watchwords in German management and German organisations. In France he could carry on as he did for so long for all of the reasons outlined above, irrespective of whether his staff wrote petitions or went on strike. The French system thrives on this sort of tension and putting people in conflict and opposition, as it allows smoke screens to be put up everywhere and those responsible to hide behind all of the smoke and camouflage and avoid any accountability, also allowing all of the factions to lay blame on the other. Who benefits from all of this? Certainly not the French public. This same scenario is played out at all levels in France and it is no wonder that the nation is in the situation that it currently finds itself.

  • I am quite perplex of the poor language of some of the above comments which clearly express personal somehow childish frustration rather than being comments based on evidence and emanating from real professionals. I would encourage the above authors to check their sources appropriately should they seek credibility and refrain from spreading not evidence based and untrue comments, such as SD being free mason. End of story.

  • Sorry to dredge up this thread, but I’ve just found the following article on the Opernwelt website. For those who don’t read German, now’s the time to get close up and dirty with Google Translate:

    Innovation, Experimentierlust, Aufbruch in die Zukunft – das ist auch in Deutschland nicht überall erwünscht. Beispiel Dresden. Eigentlich sollte dort Serge Dorny, einer der vielen hellen Köpfe aus Mortiers Theaterfamilie, ab September die angestaubte Semperoper fit für das 21. Jahrhundert machen. Als Intendant der Opéra de Lyon hat der Belgier vorgeführt, wie man mit frischen Ideen, weltoffenen Programmen, Ensemblegeist und künstlerischer Qualität ein breites, zumal junges Publikum anspricht. Für Dresden hatte er große Pläne: Erneuerung und Erweiterung des Repertoires; Ausbildung einer profilierten geistigen und medialen Identität; neue Regie-Handschriften; engere Verzahnung von Orchester, Ballett und Oper; stärkere Einbindung des Chefdirigenten in den Repertoirealltag; langfristig angelegte Engagements namhafter Gastdirigenten für Oper und Konzert. Klingt plausibel, höchst spannend, überfällig.

    Doch da der Chefdirigent Christian Thielemann heißt und – wie die Staatskapelle – alle möglichen Sonderrechte genießt, die die Handlungsfreiheit eines für das gesamte Haus verantwortlichen Intendanten empfindlich einschränken, war Ärger wohl vorprogrammiert. Dorny beharrte auf ihm vertraglich zugesicherte Kompetenzen, Thielemann und die Kapelle auf ihren Privilegien. Ergebnis: Am 21. Februar warf die sächsische Kunstministerin Sabine von Schorlemer den aufsässigen Neuen raus, noch bevor er seinen Job offiziell antreten konnte. Nun scheint klar: An der Semperoper, die sich – von Hasse über Wagner bis Strauss – ihren Ruhm einst vor allem als Uraufführungsbühne erwarb, soll alles beim Alten bleiben. Gesucht wird offenbar ein Frühstücksdirektor, der zuallererst die Wünsche von König Christian und seinen Mannen bedient. Es steht zu befürchten, dass ein Kandidat dafür schon bereitsteht. Etwa Hans-Joachim Frey, Ex-Intendant des Bremer Theaters, das er mit einem Millionen-Defizit verließ, und Gründer des Dresdner Opernballs, der schon mal lupenreine Demokraten wie Wladimir Putin mit einem «Dankorden» ehrt? Musiktheater aus dem Geist Mortiers wird wahrscheinlich auch in Zukunft anderswo gemacht.

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